Une œuvre littéraire chère à Reliefs,
une illustration imprimée sur un papier de création.

Dans la lignée de l’âge d’or de l’illustration, lors duquel Gustave Doré, Grandville, Arthur Rackham ou John Tenniel apportèrent leur vision de textes classiques ou devenus tels, Reliefs Éditions propose une nouvelle collection : les Éditions illustrées. Retrouvez, dans un élégant fourreau, une illustration réalisée par un artiste contemporain ainsi que l’extrait littéraire qui l’a fait naître.

Rejoignez Guy de Maupassant, Jules Verne, Victor Hugo et Edward Whymper dans des extraits littéraires témoignant de l’esprit de curiosité, du goût de l’exploration et du désir d’aventure qui animent Reliefs. Embarquez pour un voyage en montgolfière au-dessus de Paris, plongez faire une promenade merveilleuse en forêt sous-marine, admirez la vue de la tumultueuse cataracte du Rhin, ou partez à l’ascension du terrible mont Cervin.

 Tirage sur papier de création prêt à encadrer
Livret avec extrait littéraire — Impression Pantone argent
À manipuler avec précaution
Format 30 x 40 cm

Le Cristal d’un lac

« En tel jour, de septembre ou d’octobre, Walden est un parfait miroir de forêt, serti tout autour de pierres aussi précieuses à mes yeux que si elles fussent moindres ou de plus de prix. Rien d’aussi beau, d’aussi pur, et en même temps d’aussi large qu’un lac, peut-être, ne repose sur la surface de la terre. De l’eau ciel. Il ne réclame point de barrière. Les nations viennent et s’en vont sans le souiller. C’est un miroir que nulle pierre ne peut fêler, dont le vif-argent jamais ne se dissipera, dont sans cesse la Nature ravive le doré ; ni orages, ni poussière, ne sauraient ternir sa surface toujours fraîche. »

Publié en 1854, Walden ou la Vie dans les bois est le récit de la vie qu’Henry David Thoreau a menée pendant deux ans, deux mois et deux jours dans une cabane construite de ses mains au bord de l’étang de Walden (Massachusetts). Mêlant philosophie, réflexions autobiographiques et descriptions naturalistes au fil des saisons, Thoreau présente ses pensées et observations sur cette existence au plus proche de l’environnement : il critique une civilisation occidentale qui éloigne l’homme de la nature, et explique comment, à son contact, l’individu peut se renouveler et fonder une éthique. Aujourd’hui encore, Waldenreste un classique de la littérature américaine et l’ouvrage fondateur du nature writing, fournissant un socle philosophique essentiel à la pensée écologiste moderne.

L’auteur : Henry David Thoreau
L’illustrateur : Olivier Bonhomme

Tirage sur papier de création
Extrait littéraire dans son livret
Format 30 x 40 cm

Sortie le 7 novembre

25 €

L’Arcadie en Berry

« Vous n’avez pas d’idée de tous les rêves que je fais dans mes courses au soleil. Je me figure être aux beaux jours de la Grèce. Dans cet heureux pays que j’habite, on fait souvent deux lieues sans rencontrer une face humaine. Les troupeaux restent seuls dans les pâturages bien clos de haies magnifiques. L’illusion peut donc durer longtemps. C’est un de mes grands amusements, quand je me promène un peu au loin dans des sentiers que je ne connais pas, de m’imaginer que je parcours un autre pays avec lequel je trouve de l’analogie. »

Dans cette lettre de juillet 1836, George Sand confie ses pensées et impressions à Marie d’Agoult, comtesse et femme de lettres, qui vit alors à Genève une passion scandaleuse avec Franz Liszt, peu avant de les rejoindre pour une excursion dans les Alpes. Les deux femmes entretiennent des relations parfois amicales, mais souvent conflictuelles. George Sand, Marie d’Agoult et Franz Liszt inspireront d’ailleurs à Balzac les personnages de l’un de ses romans, Béatrix (1839). Dans cette lettre, George Sand laisse libre cours à son imagination, dans une rêverie inspirée par un contact direct et fusionnel avec la nature…

L’autrice : George Sand
L’illustrateur : Kanellos Bitsikas

Tirage sur papier de création
Extrait littéraire dans son livret
Format 30 x 40 cm

Sortie le 7 novembre

25 €

Le Nil

« Cependant le soleil montait derrière la chaîne arabique, le brouillard se déchirait en grandes gazes légères, les prairies coupées de canaux étaient comme des tapis verts, arabesques de galon, de sorte qu’il n’y avait que trois couleurs : un immense vert à mes pieds, au premier plan, le ciel blond-rouge comme du vermeil usé, derrière et, à côté une autre étendue mamelonnée d’un ton roussi et chatoyant ; puis les minarets blancs du Caire tout au fond, et les canges qui passaient sur le Nil, les deux voiles étendues (comme les ailes d’une hirondelle que l’on voit en raccourci) ; çà et là dans la campagne, quelques touffes de palmiers. »

Entre 1849 et 1852, le jeune Gustave Flaubert réalise un long voyage en Orient avec son ami l’écrivain et photographe Maxime Du Camp : ensemble, ils parcourent l’Égypte avant de remonter vers l’Italie en passant par Jérusalem et Constantinople. Dans cette lettre datée de janvier 1850 et adressée à son ami le poète Louis-Hyacinthe Bouilhet, il raconte ses impressions, l’éblouissement de la descente du Nil, et le spectacle magique des pyramides vues de nuit. On retrouve des textes similaires dans ses carnets de voyage, lesquels serviront d’inspiration littéraire pour certains de ses romans, notamment Hérodias.

L’auteur : Gustave Flaubert
L’illustrateur : Djilian Deroche

Tirage sur papier de création
Extrait littéraire dans son livret
Format 30 x 40 cm

Sortie le 7 novembre

25 €

Les Éléphants

« Ils reverront le fleuve échappé des grands monts,
Où nage en mugissant l’hippopotame énorme ;
Où, blanchis par la lune, et projetant leur forme,
Ils descendaient pour boire en écrasant les joncs. »

Paru pour la première fois en 1862, puis régulièrement réédité et augmenté, Poèmes barbares rassemble des textes publiés dans diverses revues littéraires et prend place avant Poèmes antiques (1852) et après Poèmes tragiques (1884) parmi les œuvres majeures de Leconte de Lisle. Proposant une « poésie taillée dans le marbre », le recueil aborde de nombreux sujets mythologiques ou historiques et chante souvent la beauté des paysages sauvages, univers dans lequel Leconte de Lisle a grandi.

L’auteur : Leconte de Lisle
L’illustrateur : Takeo Doman

Tirage sur papier de création
Extrait littéraire dans son livret
Format 30 x 40 cm

Sortie le 7 novembre

25 €

Sur les nuages

« Une rumeur immense monte vers nous, une rumeur faite de mille bruits, de toute la vie des rues, du roulement des voitures sur les pavés, des hennissements des chevaux, du claquement des fouets, des voix humaines, du ronflement des trains. Dominant tout, proches ou lointains, suraigus ou graves, les sifflets des locomotives semblent déchirer l’air, tant ils sont vibrants et clairs. Voici maintenant la plaine autour de la ville, la plaine verte que coupent les routes blanches, droites, croisées en tous sens, innombrables. Mais tout à coup les détails de la terre, si nets, se troublent un peu comme si on les eût doucement effacés, puis s’embrument derrière une fumée presque imperceptible, puis se confondent tout à fait brouillés, presque disparus. Nous pénétrons dans les nuages. »

Le 8 juillet 1887, le ballon le Horla s’élève dans le ciel de Paris, emportant Guy de Maupassant jusqu’en Belgique. Pris d’enthousiasme pour les voyages en ballon, dans lesquels il voit de nouvelles perspectives scientifiques et imaginaires, l’écrivain a participé au financement de l’aéronef et l’a baptisé d’après le titre de son dernier recueil de nouvelles. Publié en 1888 dans une revue littéraire, « Sur les nuages » n’est ni un journal de voyage, ni un récit d’aventures à la Jules Verne. Le romancier offre au lecteur sa vision personnelle du monde des airs, où le réalisme côtoie le fantastique.

L’auteur : Guy de Maupassant
L’illustrateur : Doug John Miller

Tirage sur papier de création
Extrait littéraire dans son livret
Format 30 x 40 cm

25 €

Promenade en forêt sous-marine

« Polypes et échinodermes abondaient sur le sol. Les isis variées, les cornulaires qui vivent isolément, des touffes d’oculines vierges, désignées autrefois sous le nom de « corail blanc », les fongies hérissées en forme de champignons, les anémones adhérant par leur disque musculaire, figuraient un parterre de fleurs, émaillé de porpites parées de leur collerette de tentacules azurés, d’étoiles de mer qui constellaient le sable, et d’astérophytons verruqueux, fines dentelles brodées par la main des naïades, dont les festons se balançaient aux faibles ondulations provoquées par notre marche. »

Sixième volume des Voyages extraordinaires, Vingt mille lieues sous les mers relate l’histoire de Pierre Aronnax, explorateur et professeur au Muséum d’histoire naturelle. Au cours d’une chasse, sa frégate heurte un monstre, qui s’avère être un sous-marin – le Nautilus. Aronnax, Conseil et Ned Land sont capturés par le chef de bord, le capitaine Nemo. Celui-ci conduit ses prisonniers dans un tour du monde sous-marin recelant une myriade de surprises. L’épisode de la découverte de la forêt de Crespo donne l’occasion à Jules Verne d’évoquer ensemble innovations technologiques et merveilles des abysses. L’inventivité de l’écrivain, alliée à ses connaissances océaniques, botaniques et zoologiques, se déploie pour une promenade féerique au fond de l’océan.

L’auteur : Jules Verne
L’illustrateur : Thomas Rouzière

Tirage sur papier de création
Extrait littéraire dans son livret
Format 30 x 40 cm

25 €

La cataracte du Rhin

« Spectacle merveilleux ! Effroyable tumulte ! Voilà le premier effet. Puis on regarde. La cataracte découpe des golfes qu’emplissent de larges squames blanches. Comme dans les incendies, il y a de petits endroits paisibles au milieu de cette chose pleine d’épouvante ; des bosquets mêlés à l’écume ; de charmants ruisseaux dans les mousses ; des fontaines pour les bergers arcadiens de Poussin, ombragées de petits rameaux doucement agités. — Et puis ces détails s’évanouissent, et l’impression de l’ensemble vous revient. Tempête éternelle. Neige vivante et furieuse. »

C’est probablement la dimension marine et tempétueuse de la cataracte du Rhin qui a amené Victor Hugo à écrire ce texte. Publié en 1842 chez Hetzel, le même éditeur qui publiera Jules Verne, Le Rhin. Lettres à un ami est le fruit des trois voyages réalisés avec Juliette Drouet, sa maîtresse, entre 1838 et 1840. Sous l’apparence d’un journal de voyageur, cet ouvrage est en fait une fiction épistolaire, fruit du travail de recomposition de notes de voyage, de relevés, de dessins griffonnés. Le voyage est pour Hugo un temps de travail intense. « Voyageant le jour, ou visitant les édifices, ou étudiant dans les bibliothèques, je ne puis écrire que la nuit » (lettre à Adèle du 9 octobre 1840).

L’auteur : Victor Hugo
L’illustrateur : Josselin Facon

Tirage sur papier de création
Extrait littéraire dans son livret
Format 30 x 40 cm

25 €

La conquête du Cervin

« Le sommet du Cervin est formé d’une arête grossièrement nivelée, longue d’environ 107 mètres ; les Italiens étaient peut-être parvenus à l’extrémité la plus éloignée ? Je gagnai en toute hâte la pointe méridionale, scrutant la neige d’un œil avide. Encore une fois, hourra ! pas un pied humain ne l’avait foulée. Où pouvaient être nos rivaux ? – J’avançai la tête par-dessus les rochers, partagé entre le doute et la certitude. Je les aperçus aussitôt, à une immense distance au-dessous de nous, sur l’arête ; à peine l’œil pouvait-il les distinguer. »

Le 13 juillet 1865, le Britannique Edward Whymper et son équipe s’engagent dans l’ascension du Cervin (4 478 m) par le côté suisse, pressés de devancer leurs concurrents, partis de l’arête italienne. Le lendemain, le dernier sommet alpin à n’avoir jamais été atteint est vaincu. Réussie après sept tentatives avortées en quatre ans, la conquête du Cervin par Whymper est le point d’orgue d’Escalades dans les Alpes (1871), récit de ses ascensions alpines. Séduit par la réputation d’inaccessibilité du sommet, l’auteur manifeste un goût de l’exploit et un esprit de compétition qui font alors de son livre la bible d’une pratique naissante, l’alpinisme.

L’auteur : Edward Whymper
L’illustratrice : Isabelle Seliger

Tirage sur papier de création
Extrait littéraire dans son livret
Format 30 x 40 cm

25 €